dimanche 18 novembre 2012

De Laverton à Uluru : la Great Central Road





 Lundi 16 juillet:

    Départ de Laverton à 9h30. Il faut bien compter une petite demi-heure pour rédiger le permis qui nous permettra de traverser les territoires aborigènes situés sur cette route, glaner des infos et faire le plein. Le permis est gratuit et délivré à l'office du tourisme local (attention il n'ouvre qu'à 9 heures).
Aujourd'hui, nous avons prévu de rouler jusqu'à la Roadhouse de Warburton soit 568 km de piste.
Etant donné qu'il fait nuit vers 17h00, il ne faut pas traîner.
La piste est faisable avec une voiture à 2 roues motrices mais elle comporte de nombreuses corrugations (tôle ondulée) qui mettent les suspensions à rude épreuve.



On roule à une vitesse approximative de 90-100 km/h. Le paysage qui défile autour de nous ne laisse pas insensible. Et chaque membre de la famille y va de son avis. Les agoraphobes seront parfaitement comblés, nous croisons seulement 8 voitures cette journée-là. Egalement ceux qui refusent de rouler à gauche peuvent garder leurs habitudes françaises sans problème ...
Les quelques conducteurs des voitures croisées nous font signe, on avait donc manifestement atteint le vrai Outback ! On se doit de saluer l'audace des autres aventuriers comme nous !!!
Durant les pauses (on ne se gare pas, on s'arrête juste sur la route) il faut absolument tenter l'expérience de se taire au moins une fois et "écouter" le silence... Il est assourdissant ! 
22 km avant la roadhouse de Warburton, il y a curieusement 12 km de la piste qui sont goudronnés, tant pis pour le côté aventureux du voyage, nous prenons cette portion de route comme un bon moment de relaxation surtout que 100 km avant la Roadhouse de Warburton, la route était devenue  plus difficile, le sable faisant un peu chasser l'arrière train de la monture et du coup je me suis un peu plus crispé  sur le volant.
Nous arrivons à la tombée de la nuit vers 17h15 non sans avoir admiré avant les somptueuses couleurs que prennent la piste et le bush environnant. Ouf, il était temps. Tiens, tout est fermé là-dedans, on frappe, on hurle mais personne ne répond !
On se prépare mentalement à passer une 2 ème nuit dans la voiture quand une énorme porte coulissante attenante à l'entrée principale s'ouvre.
Excusez mon peu de culture, mais là on se croirait dans Mad Max 2: ce camping est un véritable camp retranché avec hauts murs, barbelés, gardien avec chien .... il ne manque plus que les miradors !
Mais que craignent-ils ici au milieu de nulle part ???????????
Après infos, on apprend alors que des membres de la communauté aborigène locale sniffent l'essence et ils deviennent un peu nerveux pour la quête de celle-ci.
Bon ...alors heureusement qu'on n'a pas dormi au pied des pompes (encagées bien-sûr).
Le camping en soi reste de bonne facture, la cuisine est assez bien équipée mais la plaque chauffante est défaillante !
La photo plus bas montre la roadhouse de Warrakurna (ne pas hésiter à y entrer car elle contient une petite galerie de peintures aborigènes).





Mardi 17 juillet:

 
Départ de Warburton à 8h45. les journées étant courtes, nous préférons prendre la route tout de suite et ne pas visiter la galerie d'art aborigène qui se trouve pourtant à côté. Après avoir fait le plein (pour la modique somme de 2,35 AUS le litre), nous partons en direction d'Uluru. 
La piste est plus roulante sur cette portion, le paysage prend aussi du relief et c'est tant mieux pour les photos.
Nous croisons des dromadaires, un peu surpris de nous voir. Ils laissent d'ailleurs de belles empreintes sur la piste.








La route devient ensuite vraiment intéressante ...






On aperçoit enfin les monts Olgas ...







   
     On arrive vers 18h00 à la fin de la piste, entre temps nous avons changé d'heure. En effet nous sommes passés à l'heure légale centrale de l'Australie. Donc on a avancé nos montres d'une heure et demie. Personnellement, le coucher de soleil sur les monts Olgas du côté de la Great Central road fait partie de mes favoris. la piste nous offre en effet une de ses dernières récompenses. 
Il est bon de savoir que la photo a été prise à seulement quelques centaines de mètres de la route bitumée qui mène aux monts et que ce serait donc dommage de s'en priver si vous passez dans le coin.


En conclusion, nous aurons beaucoup aimé cette traversée. C'est une sacrée expérience totalement dépaysante pour nous Européens. Nous avons eu une chance insolente de ne pas crever un pneu sur cette piste mais le sort nous rattrapera plus tard...